La patte grise creuse un peu la neige,
le museau luisant s’y enfoui jusqu’aux yeux
cherchant de son flair l’immonde sacrilège,
sa louve blanche des temps heureux.
Les griffes arrachées par la glace
laissent l’empreinte de son sang.
Sa haine est terrible et tenace
gonflée par son amour puissant.
Dans l’antre les trois petits attendent
le flanc chaud dégoulinant de lait.
Assoiffées les gueules gourmandes
aspirent des goulées de jamais.